Qu’entend-on par « obsolescence » et « gestion de l’obsolescence » ?
Le terme « obsolescence » trouve son origine dans le latin «obsolescere » et signifie vieillir, s’user ou passer de mode. L’obsolescence désigne un état dans lequel un bien ou un processus arrive au terme de son cycle de vie.
Dans le secteur industriel, l’obsolescence désigne le fait que des produits, composants, documents ou même savoir-faire liés à un projet perdent de leur actualité ou deviennent obsolètes, ce qui les rend inutilisables et rend toute réparation impossible ou non rentable. Ces pièces ne sont alors plus produites par le fabricant, ce qui oblige les clients à prendre des mesures.
La gestion de l'obsolescence dans la norme EASA Partie 21/J ou dans la norme EN 9100 ?
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Certes, la gestion de l’obsolescence a déjà joué un rôle au cours des dernières décennies, notamment dans les secteurs de l’espace et de la défense, et dans l’aéronautique également, les risques liés aux arrêts de production n’ont pas été négligés. Dans de nombreux cas, cependant, la gestion de l’obsolescence est restée cantonnée à une niche, avec une approche davantage réactive que proactive.
C’est précisément en raison de l’utilisation croissante de composants électroniques et de cycles de vie de plus en plus courts que la gestion de l’obsolescence a considérablement gagné en importance au cours des cinq dernières années. La norme EN 9100:2018 relative aux activités dans les secteurs de l’aéronautique, de l’aérospatiale et de la défense contient également, pour la première fois, au chapitre 8.3.3 f), une exigence explicite concernant la prise en compte des risques d’obsolescence lors de la conception. La norme DIN EN 62402, qui porte le même nom, fournit des conseils pour la mise en place de systèmes standardisés de gestion de l’obsolescence.
Avantages de la gestion de l’obsolescence
Enfin, la gestion de l’obsolescence permet de planifier les coûts de manière plus prospective. En effet, les systèmes de gestion de l’obsolescence (OM) très sophistiqués ne se limitent pas à la planification de la disponibilité et de l’interchangeabilité des composants techniques, ni à d’autres mesures de réduction des risques ; ils fournissent également des données utiles à la planification financière et d’investissement de l’entreprise, ainsi qu’aux coûts liés au cycle de vie des produits.
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Mesures de gestion de l’obsolescence
Les entreprises peuvent mettre en œuvre des mesures actives ou réactives afin de prévenir les arrêts de production inattendus de la part des fournisseurs et d’éviter ainsi tout impact négatif sur leurs propres produits. Dans le cadre d’une gestion réactive de l’obsolescence, on n’intervient que lorsque des signes d’obsolescence apparaissent déjà. Les mesures suivantes peuvent alors être prises :
- Dernière commande de composants en fin de vie,
- Remplacement de composants (via les interchangeabilités),
- Préparation des pièces de rechange,
- Reconstitution partielle,
- Changement de fournisseur,
- Refonte du produit.
Comme pour toutes les mesures réactives, les entreprises sont souvent limitées dans le choix de leurs alternatives, car il est généralement nécessaire d’agir dans l’immédiat. La gestion réactive de l’obsolescence se caractérise donc souvent par des solutions de second choix, des coûts accrus et des contraintes de délais.
Une gestion active de l’obsolescence s’avère donc plus efficace, car elle permet de parer aux arrêts de production grâce à une planification anticipée. Les risques d’obsolescence sont ici pris en compte dès la phase de développement, comme l’exige également la norme aéronautique EN 9100:2018. Afin de garantir une approche opérationnelle structurée et durable, il convient de mettre en place un processus permettant de gérer les risques d’obsolescence. Ce processus s’appuie sur des analyses de composants afin de procéder, à partir d’un état des lieux, à une évaluation des risques, notamment en ce qui concerne la technologie, le réapprovisionnement et le fournisseur. Sur cette base, il est alors possible de prendre, par exemple, les mesures suivantes :
- Dispositions contractuelles visant à garantir une
- les disponibilités auprès des fabricants, des fournisseurs et des clients,
- Gestion des stocks, le cas échéant stockage de la totalité des besoins prévus pour l’avenir,
- Éviter les espèces exotiques,
- Prolongation de la durée de vie des composants disponibles
- Planification précoce / prise en compte de l’interchangeabilité
Une gestion efficace de l’obsolescence n’est pas avant tout réactive, mais anticipe les éventuelles fins de production grâce à une planification proactive. Cela permet d’ouvrir la voie à des alternatives en temps utile. Dans ce contexte, il convient notamment, dans le domaine de la norme EN 9100:2018, c’est-à-dire l’aéronautique, l’aérospatiale et la défense, de prévoir des délais suffisants pour la qualification du composant concerné ainsi que pour son intégration au sein du système.
Dans la pratique quotidienne, on constate toutefois que, jusqu’à présent, seules quelques entreprises disposent d’un système actif de gestion de l’obsolescence. Cela s’explique principalement par un manque de savoir-faire en matière de mise en œuvre des processus et d’organisation de la gestion de l’obsolescence au quotidien. Mais le manque de connaissances systématiquement disponibles sur les composants menacés d’obsolescence joue également un rôle important.
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