Qu’est-ce que le FOD et à quoi faut-il veiller lors de la manipulation de corps étrangers ?
Dans le quotidien de l’entreprise, la présence de corps étrangers dans les produits constitue un problème fréquent. Dans ce contexte, on utilise souvent l’abréviation FOD. Cette abréviation a deux significations. Elle signifie :
Foreign Object Debris, c’est-à-dire le corps étranger lui-même
ainsi que
Foreign Object Damage, c’est-à-dire les dommages causés par des corps étrangers.
Le terme « FOD » désigne les débris et les salissures qui peuvent endommager ou contaminer des produits ou des sous-ensembles et qui, dans le pire des cas, constituent un danger pour la navigabilité. Voici quelques exemples typiques de risques liés aux FOD :
- les outils, tubes, rubans ou chiffons laissés dans le produit,
- autres petites pièces, telles que des vis, des emballages, des raccords ou des trombones
- les copeaux de perçage et les restes de câbles qui n’ont pas été retirés,
- les effets personnels, tels que les smartphones, les badges d’employé, les stylos à bille, les élastiques à cheveux, ainsi que les denrées alimentaires et les équipements de protection individuelle
- Les liquides, par exemple dus à la condensation ou aux boissons
- Impuretés présentes à la surface, dues à la poussière ainsi qu’à des résidus d’huile ou de graisse.
Il existe donc de nombreux risques liés aux corps étrangers, tant au niveau de la fabrication que de la maintenance.
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La gestion systématique de l’ensemble des activités associées est appelée « gestion FOD ». Son objectif est d’améliorer la sécurité des produits en réduisant au minimum les risques liés aux corps étrangers.
Il existe des réglementations et des normes qui imposent des mesures visant à minimiser les risques liés aux corps étrangers (FOD). Au premier rang figure la réglementation aérienne, qui exige la mise en œuvre d’activités visant à prévenir la présence de corps étrangers. Cela s’applique aussi bien à la partie 21G de l’AESA ( ) dans le domaine de la fabrication qu’à la partie 145 dans le cadre de la maintenance. À cet égard, c’est surtout la mise en place d’un système de gestion de la sécurité qui a contraint les organismes agréés à se pencher à nouveau de manière approfondie sur les risques liés aux FOD.
La norme aéronautique EN 9100:2018 impose également des mesures de protection des produits visant à minimiser les risques liés aux corps étrangers (FOD). À cet effet, la norme FOD EN 9146:2019 a été publiée à titre complémentaire ; celle-ci est exclusivement consacrée à la gestion des corps étrangers.
En raison du risque potentiel, de nombreux clients exigent également de leurs fournisseurs, par le biais de clauses spécifiques figurant dans leurs accords d’assurance qualité, la mise en place d’actions systématiques visant à réduire le risque lié aux corps étrangers. Airbus, en particulier, a donné un coup d’accélérateur à ce sujet ces dernières années. En effet, grâce aux exigences imposées aux fournisseurs d’Airbus (ASR A1501), la question des FOD est systématiquement intégrée dans la chaîne d’approvisionnement. Conformément à ces exigences, des mesures structurées de prévention des FOD sont exigées, conformément à la norme FOD 91 46.
Avantages de la gestion de l’obsolescence
Enfin, la gestion de l’obsolescence permet de planifier les coûts de manière plus prospective. En effet, les systèmes de gestion de l’obsolescence (OM) très sophistiqués ne se limitent pas à la planification de la disponibilité et de l’interchangeabilité des composants techniques, ni à d’autres mesures de réduction des risques ; ils fournissent également des données utiles à la planification financière et d’investissement de l’entreprise, ainsi qu’aux coûts liés au cycle de vie des produits.
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Mesures de gestion de l’obsolescence
Les entreprises peuvent mettre en œuvre des mesures actives ou réactives afin de prévenir les arrêts de production inattendus de la part des fournisseurs et d’éviter ainsi tout impact négatif sur leurs propres produits. Dans le cadre d’une gestion réactive de l’obsolescence, on n’intervient que lorsque des signes d’obsolescence apparaissent déjà. Les mesures suivantes peuvent alors être prises :
- Dernière commande de composants en fin de vie,
- Remplacement de composants (via les interchangeabilités),
- Préparation des pièces de rechange,
- Reconstitution partielle,
- Changement de fournisseur,
- Refonte du produit.
Comme pour toutes les mesures réactives, les entreprises sont souvent limitées dans le choix de leurs alternatives, car il est généralement nécessaire d’agir dans l’immédiat. La gestion réactive de l’obsolescence se caractérise donc souvent par des solutions de second choix, des coûts accrus et des contraintes de délais.
Une gestion active de l’obsolescence s’avère donc plus efficace, car elle permet de parer aux arrêts de production grâce à une planification anticipée. Les risques d’obsolescence sont ici pris en compte dès la phase de développement, comme l’exige également la norme aéronautique EN 9100:2018. Afin de garantir une approche opérationnelle structurée et durable, il convient de mettre en place un processus permettant de gérer les risques d’obsolescence. Ce processus s’appuie sur des analyses de composants afin de procéder, à partir d’un état des lieux, à une évaluation des risques, notamment en ce qui concerne la technologie, le réapprovisionnement et le fournisseur. Sur cette base, il est alors possible de prendre, par exemple, les mesures suivantes :
- Dispositions contractuelles visant à garantir une
- les disponibilités auprès des fabricants, des fournisseurs et des clients,
- Gestion des stocks, le cas échéant stockage de la totalité des besoins prévus pour l’avenir,
- Éviter les espèces exotiques,
- Prolongation de la durée de vie des composants disponibles
- Planification précoce / prise en compte de l’interchangeabilité
Une gestion efficace de l’obsolescence n’est pas avant tout réactive, mais anticipe les éventuelles fins de production grâce à une planification proactive. Cela permet d’ouvrir la voie à des alternatives en temps utile. Dans ce contexte, il convient notamment, dans le domaine de la norme EN 9100:2018, c’est-à-dire l’aéronautique, l’aérospatiale et la défense, de prévoir des délais suffisants pour la qualification du composant concerné ainsi que pour son intégration au sein du système.
Dans la pratique quotidienne, on constate toutefois que, jusqu’à présent, seules quelques entreprises disposent d’un système actif de gestion de l’obsolescence. Cela s’explique principalement par un manque de savoir-faire en matière de mise en œuvre des processus et d’organisation de la gestion de l’obsolescence au quotidien. Mais le manque de connaissances systématiquement disponibles sur les composants menacés d’obsolescence joue également un rôle important.
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